
Aujourd’hui j’ai repensé à un champ de tournesols aperçu il y a une dizaine d’années en Toscane. Près de Torre del Lago Puccini. L’été était particulièrement chaud et le champ en question était sec. Un hectare complet de tournesols fanés, marrons, une chétive tête penchée vers le sol au bout d’une tige sèche, les feuilles flétries sur ses flancs ou sur le sol. Pourtant le tournesol, c’est la plante du soleil. Eclatante de couleur, fièrement dressée, solide et balaise.
Ben non, quand il n’y a plus d’eau, il n’y a plus d’eau. Quand il fait trop chaud, il fait trop chaud. Et on ne résoudra pas notre problème avec des piscines et des climatiseurs. Les tournesols s’en foutent des piscines et des climatiseurs. Vous me direz : « On n’a qu’a s’en foutre de ces rabat-joies de tournesols! Et hop on retourne à la piscine, j’ai mis la clim dedans, elle était trop chaude! ». Mais non. Déjà, ils sont beaux, Van Gogh sans tournesols, ben c’est pas pareil. « On s’en fout de Van Gogh ». Ok, laisse tomber la peinture, mais pas la nature. La nature c’est nous. Sans les tournesols il n’y a plus rien, ni à peindre , ni à manger.

Nous sommes en train de construire collectivement un monde tiré d’un effrayant roman d’anticipation. Coincés sous un dôme climatisé, observant la nature à travers une vitre : un monde devenu invivable par notre faute. Un monde qui nous devient hostile et dont nous aggravons la perte à chaque instant. Et nous sommes pour l’instant incapable d’y remédier, ajoutant plus de bêtise à la bêtise, dans une fuite en avant non maîtrisée. Mon petit article de colibri en feu n’y changera pas grand chose. Mon petit chapeau de petit garçon de 4 ans plein d’espoir a bien du mal de me protéger du soleil aujourd’hui. Ci-dessous vous trouverez un article plus long pour ceux qui aiment la lecture. Pour le résumer, il va falloir bien plus qe de petits gestes pour changer quelque chose. Bien plus que de beaux discours et de vagues promesses. Il se pourrait que se soit long. Et pas agréable, un peu comme une désintoxication. Les plus dépendants au système actuel sont d’ailleurs ceux qui le défendent le plus.
Et alors? Et maintenant?

On fait quoi? On continue à hurler chacun dans son coin ou on s’organise? J’aimerai croire qu’il y a encore un combat à mener, des actions pour changer les choses. Je mets avec plaisir ma force de travail au service de la cause environnementale. On a un besoin urgent de changer notre façon d’avancer collectivement et de nous défendre contre ceux qui supportent et encouragent ce désastre.

Le colibrisme est un attrape-nigaud | Le Club https://share.google/ceIfsWq4Q8xro4K4l
C’est tout pour aujourd’hui. Vous pouvez retourner regarde le match de l’équipe de France en ce 26/06/2026, il y a des chances que je fasse pareil. On est perdu vous dis-je, je crois bien que mon chapeau est trop petit de toute manière.

