Le temps des cerises

Notion floue et poétique qui ne signifie pas grand chose et pourtant lourde de sens pour certains. Le temps des cerises, pour celui qui a un cerisier et qui doit les ramasser c’est un temps bien particulier. À la fois très long est très court. Putain c’est chiant de ramasser des cerises ! Et cette année, il y en a beaucoup. Tant mieux c’est délicieux et magnifique. Même pour celles et ceux qui n’en mangent pas. C’est chiant à conserver aussi : ça tourne vite et c’est fragile. Il ne s’agit pas de partir en vacances la mauvaise semaine ! Un sacré boulot les cerises, pas étonnant que ça soit si cher.

Mais qu’est ce que c’est bon. Juteux, croquant, sucré, acidulé. Un beau résumé du début de l’ été. La vie dans toute sa splendeur et sa simplicité. Un feu d’artifice de couleurs et de saveurs.

L’ allégorie pourrait aller plus loin, on est tous une petite cerise dans un panier. Identique à toutes les autres et pourtant parfaitement unique. Fragile, éphémère, portant en nous la promesse de l’ avenir et inspirant le désir. Au bon moment en tout cas : trop tôt, le fruit n’ est pas mûr, trop tard c’est la décomposition. Il vaut mieux éviter de se trouver près des fruits pourris d’ailleurs ; une cerise gâtée et c’est tout le panier qui peut y passer.

Heureusement que nous ne sommes pas des fruits, parce que des pourris on en côtoie tous les jours. Le temps des cerises, c’est peut être aussi le moment de faire l’effort de partager et de vivre ensemble. Les cerises ça donne beaucoup d’un coup et c’est bien vite passé.

Tu en penses quoi Karl ?
Le(bon) temps passe toujours trop vite

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