
En cette période de fêtes et de célébrations, je vous propose un couple de mouettes rieuses. Pour l’instant le ciel est bien sombre et la bêtise se répand dans l’air, les ondes et la fibre optique. Pourtant nous avons aussi des raisons de nous réjouir. Déjà cette impression est plutôt réussie, enfin c’est mon avis. Deuxièmement les prochaines élections n’ont lieu que dans un an, ce qui nous laisse le temps de nous organiser pour ne pas se retrouver comme des cons en mai 2027. Les temps sont durs et l’horizon peut paraitre sombre, mais une fois le constat effectué, qu’est ce qu’on en fait. Et puis c’était peut-être mieux avant, sauf pour les femmes, les noirs, les homosexuels, les athées, les syndicalistes, les victimes de violences sexuelles, les pauvres, etc…
Alors oui nous vivons dans un environnement quelque peu vicié. Et nous sommes collectivement responsable de la situation. Ce qui implique que nous pouvons aussi nous reprendre. Nous pouvons être ces sternes, bleues comme l’espoir, dos à dos , faisant front de tous les côtés contre le vent mauvais. Parce que beaucoup de décisions sont prises pour de mauvaises raisons, nous pouvons choisir de reprendre le pouvoir. Nous pouvons choisir de contrôler, de choisir et de d’infléchir les politiques de demain. Nous pouvons refuser de nous laisser dominer par une norme et un modèle imposé, par une course effrénée et sans but. Les grands condors sont impressionnants, mais nous avons aussi besoin des Gaston Lagaffe et de leurs mouettes rieuses. Nous avons le devoir de résister au sacrifice de nos enfants, gavés de sucres, d’écrans et de produits qui les rendent fous et/ou malades.
« Ne me demandez pas qui est ce nous. Nous nous reconnaissons sans avoir à faire l’appel. Nous avons grandis dans ce nous-européen, qui est à la fois un lieu et une vision. » Emilie de Turckheim
Ce « nous » est probablement plus large encore et doit s’étendre au monde entier. Nous avons des ennemis et des combats à mener, bien souvent contre nous même. Mais nous avons tout intérêt à ne pas nous tromper d’ennemis et à ne pas se laisser berner par les solutions simplistes. Nous sommes nombreux, et plus souvent d’accord que nous ne voulons bien l’admettre. Nous ne sommes peut-être pas du même monde mais nous vivons sur la même planète alors travaillons ensemble à la garder habitable, propre et agréable. Continuons à fêter les droits des travailleurs, la paix et l’union (européenne entre autre) face aux marchands de haine et de canons.

