Avec l’élection présidentielle qui arrive, le choix du titre était facile. L’œuvre que je vous présente aujourd’hui ne parle pas vraiment de ça d’ailleurs. Quoique. Pour ceux qui me suivent et me lisent depuis longtemps, vous avez reconnu le pingouin. Le pingouin c’est moi. Enfin c’est un individu, vous, moi, qui vous voulez, ça dépend de la couleur de l’encre. Ce que je cherche dans mes créations, c’est l’universel, ce qui nous rassemble et nous constitue. J’ai arrêté de définir ce nous. Et aujourd’hui je m’arrête au moi.
Avec ce dé, vous ne pouvez pas perdre! Il tombe forcément sur moi, enfin sur l’individu de votre choix ( Vous avez remarquez que j’avais misé sur ma propre personne?) . La victoire assurée, c’est plus facile quand on écrit soit même les règles, non?
Et oui, il y a une dimension politique et philosophique dans ce petit cube de bois et de papier monté sur un bocal de terrine de canard rempli de vis rouillées. Le statut des perdants n’est pas très bien défini dans nos sociétés. Il n’existe en réalité que par opposition aux gagnants. L’ensemble des joueurs n’a pas choisi les règles et cela crée parfois quelques tensions évidemment. Heureusement que la force est du côté de l’ordre. N’est ce pas les jeunes?

La notion de réussite est d’ailleurs discutable si on ne la rattache qu’à une valeur monétaire comme aujourd’hui. Mais il est bien difficile de faire autrement, nos sociétés suivent ces règles depuis si longtemps. Pourtant le système est fragile, il repose sur des mensonges, des raccourcis et des absurdités. Le pouvoir est avidement détenu par une poignée d’individus persuadés de leur supériorité. Vous savez quoi? On en entend moins parler mais de plus en plus de personnes réfléchissent à des systèmes qui prennent en compte tous les joueurs. De l’esprit critique ( https://www.lespritcritique.fr/ ) à certains partis. D’un voyage en misarchie lu cet été à la législation du Pays de Galles qui a décidé d’engager la responsabilité de ses dirigeants pénalement ,
l’espoir n’est pas mort.

Tout le monde a envie d’être choisi, tout le monde a envie d’avoir raison, tout le monde aime gagner. Je passe un concours cette année, et comme dans la création il existe une part de hasard, et tout le monde a ses chances. L’ égalité à défaut de l’ équité. On ne joue pas tous avec les mêmes cartes.
Mais moi, j’ ai un dé qui me fais gagner à chaque fois, sans réflechir. Il est à vendre et tout le monde peut en avoir un. Attention quand même, notre enfermement dans nos propres convictions nous fait parfois oublier que notre monde est un tissu d’interdépendances et que les règles qui priment ne sont certainement pas celles que quelques-uns ont choisi. Bref , tâchons de ne pas oublier à qui profite le crime. A moi ou à moi?

