Ce n’est encore pas aujourd’hui que nous éradiquerons la misère et la bêtise. Il faudra probablement encore pas mal de temps avant d’y arriver. Nous avons beaucoup à perdre en ce jour d’élection et pas grand chose à espérer, malgré cela j’irai quand même voter, la boule au ventre.

Pour vous aidez à supporter le stress, je vous donne un extrait d’Elisabeth Bishop, rencontrée ( encore!) au fil de mes lectures :
« Dans l’art de perdre, il n’est pas dur de passer maître,
Tant de choses semblent si pleines d’envie
d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre »
« Perdre chaque jour quelque chose. L’affolement de perdre
tes clés, accepte le et l’heure gâchée qui suit.
Dans l’art de perdre, il n’est pas dur de passer maître. »
[…]
« J’ai perdu deux villes, de jolies villes. Et plus vastes
des royaumes que j’avais, deux rivières, tout un pays.
Ils me manquent mais il n’y a pas là de désastre »

Bon, et si besoin j’ai réparé ma machine à tracts! Hasta la victoria siempre!

