Des nouvelles de la beauté

Perdez 10 kilos en une semaine seulement !

La vie est courte, on est bien peu de choses et mon amie la pomme de terre me l’a dit ce matin. Je vous offre ici le vieillissement de venus, personnellement je la trouve aussi belle qu’au premier jour. Elle a atteint désormais son état (quasi) définitif.

La beauté est partout, il suffit de bien regarder. On l’a voit d’autant mieux qu’elle contraste avec le décor parfois hideux de l’âme humaine. La pomme de terre ne ment pas, elle. Et comme j’ai envie de rendre cette fugace beauté accessible, mes sculptures sont très abordables. Quoique un peu chères pour les venus, tout est discutable, même la beauté.

« J’ai compris que, même pauvre et nécessiteux aux regards du monde, on peut s’enrichir en Dieu et que ce trésor-là, nul ne peut vous l’enlever. »

Citation de Sandro Botticelli (1853 – 1890)

Du droit des femmes

« Naissance d’une (jolie) patate », assemblage de matériaux divers et pomme de terre sculptée , colorée au paprika. 08/03/2023. Prix à débattre.

Toute ressemblance avec une œuvre de la renaissance serait un honneur. La condition féminine a changé depuis cette époque mais le traitement réservé aux personnes de sexe féminin est toujours particulier, la preuve tous les 8 mars on organise une journée internationale du droit des femmes. « Les femmes », ça n’existe pas plus que « les hommes » et il ne s’agit pas ici de les célébrer toutes. Nous sommes tous des individus avec nos singularités et nos ressemblances. L’idée qu’un individu soit discriminé en fonction de son sexe est parfaitement ignoble et il est grand temps que cela s’arrête. Pour autant, le combat féministe a ses limites. L’égalité n’a aucun sens et c’est tous ensemble que nous devons rechercher plutôt l’équité et la justice.

Le combat pour le droit des femmes ne doit pas nous faire oublier les droits de tous et les combats à mener pour l’avenir. Dans de nombreux domaines, les choses n’ont guère changé depuis que Boticelli a peint sa « Naissance de Vénus ». En ces temps de grève, les Borne ne valent pas mieux que les Macron.

Ma contribution à la lutte pour les droits des femmes n’a pour l’instant consisté qu’à faire la vaisselle, la bouffe, le ménage et à me lever pour m’occuper des gosses. Mon engagement et mon intérêt sont bien réels et je pense être un des hommes à avoir eu le plus de conversations sur les menstruations et les protections périodiques. Pour autant je ne suis qu’un modeste sculpteur de pommes de terre et ma contribution à la marche de l’humanité sera essentiellement la célébration de la beauté, aussi humble soit-elle et quelque soit son genre.

Je continuerai donc à traiter les femmes non pas en égales mais avec égard. Egards plus ou moins importants liés aux individus, à nos affinités et non à une question de sexe. Allez, salut les patates!

Le temps agit de la même façon sur tous et toutes! Voilà notre amie 12h plus tard.

Le troupeau est de retour

À l’occasion du salon littéraire  » Autour du livre » de Seichamps, ce qu’il reste de mon troupeau de Rhinocéros ornera le hall du centre socioculturel de la ville. Rendez vous dimanche à partir de 10h à tous les amateurs de littérature et de Linogravure. L’atelier est à deux pas pour ceux qui voudraient en savoir plus. Pour les enfants, un rhino sera gribouillable et pour les adultes quelques extraits du « Rhinocéros » de Ionesco vous donneront j’espère envie de le relire, ou au moins matière à réflexion. Des vingt Rhinocéros de Metz, il n’en reste qu’une petite dizaine. Pensez à réserver le votre!

Troupeau de Rhinocéros, linogravure sur carton préparé, 80 x150cm environ, installation place du marché de la chèvre à Metz, été 2022. 20 exemplaires numérotés, 100 €piece ( 7 encore disponibles)

Un grand merci à la mairie de Seichamps et en particulier à Frédéric Martin pour cette opportunité. Les pauvres bêtes ne sortent pas beaucoup.

Road trip au bord du Rhin

On croise beaucoup ce drôle d’animal à Bâle ( Basel en allemand) . Simplement parce que son nom ressemble beaucoup à celui de la ville. Mélange de coq, de chauve souris et de serpent, son regard et son venin son redoutables. On l’appelle aussi Cocatrix mais du coup ça marche moins bien avec la ville Suisse. Bâle, dernière étape d’un petit Road trip aux portes des Alpes : Liechtenstein ( et oui, j’ai fait du ski au Liechtenstein, vous êtes jaloux, hein ? ) , Allemagne ( Konstanz, tellement de brume qu’on n’a même pas vu le lac!) , les chutes du Rhin et la ville susnommée pour finir ! Sympathique cité d’ailleurs, dommage que la bière y soit si chère !

Un condor

Certains se souviennent des images de la semaine ? Un exercice pas facile à tenir. Aujourd’hui et après des semaines d’absences interminables, je vous explique pourquoi cette image !

Une idée à la con (en or) . J’aime bien les oiseaux. Et j’avais envie de faire encore plus grand qu’un rhinocéros. Mais bon , mon rouleau de lino n’est pas bien large, mon atelier non plus d’ailleurs. Un gros truc grandeur nature.

Vérifications faites ( merci Wikipédia, promis je vous rendrai ça un jour) le grand condor des Andes a un envergure de 3m à 3m 20. Parfait, il fera 314cm et quelques mm. Comprenne qui pourra. En plus j’aime bien Tintin ( enfin je me suis un peu lassé) et les dessins animés ( ça dépend desquels).

Et voilà, quelques heures plus tard et 50 cl d’encre plus tard je me retrouve avec une estampe géante et un poster encore plus grand ! Ça doit faire bizarre de la croiser, la bestiole. Mais dans une chambre d’enfant, ça a un côté apaisant.

D’ailleurs je devais l’utiliser comme carte de vœux mais pas de bol mon rouleau de lino ( celui du début) était assez large mais pas assez long. Obligé d’en racheter. Ce qui nous amène du premier janvier au premier février. 80€. Mais un peu de réserve. Merde mon rouleau de papier est trop court. Et l’autre pas assez large. On arrive le 4 février à se procurer 12 m2 de papier peint de rénovation ( si j’en imprime 3 comme ça, je n’en ai plus) . Hop encore 10 euros. Un tube d’encre complet (20 balles), une heure d’étalage, une nuit de sechage. Une de repos, et voilà on est le 7 février.

Une idée à la con je disais. Un condor. Allez bonne année, bonnes grèves et à la semaine prochaine ( environ) .

carnaval des animaux

Punaise Arlequin, linogravure sur papier, 20 x 15 cm, vendu

Et cette année il n’y aura pas que des défilés déguisés. C’est ma fête préférée. Pas seulement pour les costumes : l’idée de renouveau, de changement de décor, l’impression que tout est possible, facile et rigolo. Dans la tradition on sait que c’est la veille de jours difficiles, mais qu’importe on s’y prépare avec joie. On est prêts à faire des sacrifices, après viendra le printemps. A propos de sacrifices et de cortèges, on nous propose cette année de travailler encore plus pour enrichir toujours les mêmes personnes. Mais dans ce cas la logique est biaisée. Si nous laissons faire une fois de plus, nos sacrifices ne nous offrirons rien de meilleur, la retraite est un droit important et travailler 42 ans c’est déjà pas mal. Si on ne fait rien pour empêcher cette mascarade alors quel droit perdrons nous la prochaine fois. Les gilets jaunes et les drapeaux rouges commencent à ressortir des placards, les revendications sont parfois les mêmes: le refus que quelques uns profitent en asservissants les autres. Ne vous trompez pas, il y a plus de travailleurs pauvres que d’assistés bien tranquilles. Et les vrais assistés sont plus souvent du côté du pouvoir. Choisissez votre costume et à bientôt dans les manifs. Punaise Arlequin ou Petit Duc dans la neige, rêvons ensemble à un printemps heureux!

Hibou Petit Duc, linogravure sur papier et feutre, 21 x 29.7 cm , réservé

Et voici la vie

Encore un jour étrange sur cette terre. Il se termine au coin du feu à lire de la poésie le bras en écharpe…

Mes derniers travaux en date me rapprochent plus du maître tapissier que de l’artiste peintre et les projets créatifs ont mûris. Les formats s’agrandissent et les motifs se croisent. Les créations s’accumulent, se succèdent et se nourrissent les unes des autres.

Araignées de mer, linogravure sur papier , impressions multiples , 50 x 65 cm , 100€

Quelle que soit sa forme, je me rends compte que mon œuvre ne vise qu’à célébrer la vie. Celle-ci prend des chemins parfois inattendus. Peu importe comment, la vie trouve toujours son chemin, même quand elle s’apparente à de la survie. La différence entre les deux est souvent ténue. L’inspiration suit exactement la même voie. Elle se nourrit des rencontres, des lectures et souvent des hasards de l’existence.

Vendanges tardives, techniques mixtes sur papier, 170 x 60 cm, 400 €

Rideaux céans, linogravure sur tissu, 220 x 110 cm, 400 € la paire

La vie est un ineffable désir, un étincelle qui parfois devient feu d’artifice. Qu’est ce qui m’autorise à faire ce que je fais ? Quel supplément d’âme me donne le droit de vivre et de profiter du monde plus qu’un autre être vivant, de m’en nourrir? Les machines elles-mêmes semblent pouvoir accéder à la conscience. Chacun se bat pour sa propre survie. La nature ne se pose pas toutes ses questions, elle s’adapte comme elle peut à la situation.

Nos desirs individuels seront probablement la cause de notre perte collective. Nous produisons sans cesse et toujours plus d’images, de pensées, de déchets (et de poésie.). Il devient de plus en plus difficile d’imaginer unifier l’humanité par la pensée.

Travail collaboratif avec Mélissa Fries

Et pourtant qui sait ce que le futur nous réserve ? Nous faisons tous partie de la création et nos déchets peuvent devenir notre plus grande richesse ( j’en suis un fervent artisan ! ) Il paraît que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ça tombe bien, je ne saurais pas quoi en faire.

Bonne année les têtes de …

Et voilà, comme tous les ans à la même période, je ne peux pas m’empêcher de bricoler des images ( qui ne sont même pas à moi d’ailleurs, désolé pour ceux que ça dérange) . A croire qu’on a besoin parfois d’oublier la réalité (triste ou pas, je laisse ça à l’appréciation de chacun) . Moi en tout cas, ça me fait de jolies cartes de vœux.

Qui en veut une?