Vous me faites tous chier

Oui, vous m’emmerdez, pas moyen d’être tranquille. Je n’aspire qu’à une vie paisible. Mais bon, c’est la vie. Il y a des jours où tout va de travers. Beaucoup de fatigue, quelques remarques déplacées, un petit crachin glacé là-dessus et l’humanité mérite de disparaître. Je ne sais pas si c’est parce que je vieillis, mais j’ai l’impression que ça m’arrive de plus en plus souvent. Le flot d’informations que nous recevons chaque jour n’y est sans doute pas pour rien. Tous ces gens à qui on a beau prouver par A+B qu’ils ont tort et qui pourtant ont raison, souvent les mêmes qui essaient de nous faire croire que le monde va mal à cause de pauvres travailleurs de gauche.

Soyons honnêtes, le monde dont on parle est dirigé depuis toujours (ou presque) par de riches oisifs de droite. Loin de moi la volonté de juger les uns ou les autres, je ne suis qu’un petit vendeur de Pq à la sauvette. Moi j’imprime pour tout le monde. Attention, plus vous m’emmerdez, plus c’est cher. Vous êtes clients mais moi je suis pas obligé d’être sympa. J’en vois des sceptiques derrière leur écran : « C’est quoi ce fou? Il doit bien s’ennuyer dans la vie! »

Eh, non je ne me fais pas chier. Je suis fonctionnaire et je bosse beaucoup. Oui je suis fonctionnaire, je bosse et je vous emmerde, vous et vos blagues pourries. Je m’occupe des gosses des autres en plus des miens, je me casse le cul pour le faire du mieux que je peux dans des conditions pas toujours faciles ( mais « c’est bientôt les vacances », hein?). Et les gosses, soyons sincères, ça peut être très chiant. Je vais au boulot en vélo tous les jours malgré le mépris et la violence de la météo et des propriétaires de gros SUV qui m’accusent de les ralentir. Je vous emmerde les gars (et les filles), un vélo de plus c’est un bouchon de moins, laissez nous respirer. Bien souvent je fais du 7h-19h et je ramène du boulot à la maison. Et quand j’ai du temps libre, je lis, je fais du sport, j’écoute de la musique, je cuisine , je jardine, je fais le ménage et parfois je bosse ma « carrière » d’artiste. Oui, j’ai l’outrecuidance de prétendre produire de l’art. De l’artisanal si ça vous fait plaisir, loin des grands circuits et des projecteurs. Mais je bosse vraiment. Pour ceux que ça fait sourire, je vais me répéter mais je vais vous envoyer chier : mon œuvre trône aux toilettes et c’est tant mieux, il n’y a pas de meilleur endroit pour l’exposer (derrière un arbre éventuellement). J’aime bien mes merdes et je les partage avec plaisir. Je les produis avec amour, localement et sans sucres ajoutés. Ce sont des vraies pièces uniques malgré la possibilité de les produire en masse. Et je ne fais pas vraiment ça pour l’argent, sinon il y a longtemps que j’aurai arrêté. Même les pires emmerdeurs n’ont pas réussi à me décourager. Bon, si vous n’avez rien de mieux à faire, n’hésitez pas à m’encourager avec du pognon. Ceci dit je préfère bosser pour ceux qui n’en n’ont pas. Question de sincérité. Enfin des cons y’en a partout et la plupart du temps, ils n’ont même pas le temps de s’arrêter pour en discuter. Et c’est pas parce qu’on a plus de temps pour réfléchir qu’on est plus malin que les autres, spéciale dédicace à tous les retraités.

Bref il y a cent-mille raisons d’imprimer du PQ . A vous de choisir votre message. Heureusement il y a des jours où les surprises sont bonnes. Sarkozy a enfin eu le diplôme de malfaiteur qu’il convoitait depuis longtemps et moi j’ai plein d’expositions de prévues. Et comme je ne suis pas rancunier, vous êtes tous invités, particulièrement ceux cités ci-dessus. J’ai plein d’amis qui ont des SUV (certains sont un peu dans le déni) et je serai ravi de causer calmement avec tous ceux qui m’emmerdent autour d’un verre:

  • Les 28, 29 et 30 novembre à la Mjc Lillebonne de Nancy ( Meurthe et Moselle ) pour le hameau des Artistes, textiles (sac, t-shirts…) petits cadres, livres jeunesse et… pq
  • Le 8 novembre, exposition à l’espace Jean Jaurès de Tomblaine (Meurthe et Moselle) en partenariat avec ATD quart monde, Hugo Véron et les habitants du quartier Georges de la Tour de Lunéville : photos et croquis.

Bonbons et bonshommes

Bientôt, le livre des pingouins, bientôt

C’est la rentrée. Youpi. Il faut y retourner, encore, avec toujours les même rengaines, les mêmes discours et les mêmes débats. A quoi bon? Et bien parlons en du bon plutôt que du beau pour une fois. Ca veut dire quoi être bon? Le meilleur escroc vaut-il mieux que le pire jardinier? Il est bon, Sarkozy, dans son domaine d’expertise, qui n’est pas la littérature, non, non. On peut le dire maintenant. Ce n’est pas de la diffamation, c’est une décision de justice. Et à tous ceux qui discutent encore de son innocence en parlant de kabbale judiciaire, souvenons nous quand même qu’il a été condamné sur la base de preuves malgré une capacité défensive redoutable. 3 fois de suite. Sans sous-estimer ses facultés, probablement remarquables, notre bonhomme est il est bon? A quoi rime cette volonté d’être le meilleur si elle ne cache rien d’autre que de la peur, de la haine et/ou de la vanité. On entend régulièrement que la défiance envers les élites grandit, mais sur quels critères les a-t-on jugés bons? Ils se décernent régulièrement des palmes entre eux mais c’est plus facile de jouer quand on écrit les règles du jeu. Alors forcément quand on ne gagne pas (et qu’on a peu de chances d’y parvenir) on l’a mauvaise. Et on ne les trouve pas si bonnes les fameuses élites.

En français les différents sens du mot bon se confondent et sont pourtant très proches. En anglais le bon/bien se rapproche de la traduction droit/droite . Ben voila, Nico, il est de droite. Donc il a tout bon.

L’autre bon : le « good » anglais et le « gut » allemand est le sens qu’on utilise pour parler aussi de goût. Là je n’ai rien à dire sur aucun président. Mais nous n’avons pas toujours eu forcément bon goût de les élire. Nous n’avons pas vraiment été bon tout court. Parce qu’après tout, n’est ce pas là un idéal simple : être bon. Choisir la bonté. Les démagogues en tout genre parlent si souvent de bon sens. Reste à trouver une direction, la bonne de préférence. Le plus dur sera qu’elle convienne à tout le monde. Les goûts et les couleurs…

Pas facile d’être bon . Mais ça vaut le coût d’essayer de temps en temps. En tout cas d’en faire une réflexion sinon un objectif et un modèle.

Attention je n’ai pas de recette du bon et de la bonté. J’aimerais qu’on dise de moi que je suis bon, que j’ai été bon, mais ce n’est pas à moi d’en décider. Ce qui a été vrai ne l’est peut-être plus aujourd’hui et le bon comme le beau peut varier selon les cultures. Nous sommes tous conditionnés par une éducation au bien et au mal. Si ça se trouve Nico ( rien de personnel, tu n’es pas l’unique crapule visée) dort paisiblement sur ses deux oreilles en pensant vraiment être un bonhomme. Se décentrer fait du bien, aux autres surtout. Bon à rien, tu es le meilleur.

Ben v’la l’illustration. Son nez est trop grand, on ne le reconnait même pas. Et vous? C’est qui votre visage de la bonté?

Les temps sont durs mais qui sait ce que nous réserve l’avenir. Allez, pas besoin d’être les meilleurs, soyez bons.

Il est trop fort

Brûlante actualité

N’ ayez pas peur, on ne va pas parler ici de la violence du monde et du réchauffement climatique. Ça on va le subir tous les jours, même en faisant semblant que ça n’existe pas.

Je voulais vous parler de mon actualité, plus légère mais néanmoins bouillonnante en ce moment. Futile ? Sans doute, mais si chaude soit elle, mon actualité n’ est dangereuse pour personne !

On commence par une superbe collection de sacs. Sac de courses, sac de plage, sac de manif, … Vous en ferez ce que vous voulez. Ils sont en coton ou en lin. Ce sont des impressions uniques et entièrement faits main. Made in france. 30€ l’ unité, pourquoi se priver, l’ été n’ est pas fini.

Les 9 premiers sacs de l’ été 2025. Réservez le votre.

Comme il est sorti cette semaine, je ne résiste pas à vous remettre ici le petit film de François Noseda. Une pépite. Et pas seulement pour le jeu d’acteur.

Patatasticien. J’ ai hâte d’écrire ça sur un document officiel.

Pour finir, et puis ce que vous êtes sur youtube,   je vous propose de revoir « mon monstre » avant de le commander. 4€ pour un petit livre imprimé en haute qualité. Les 50 premiers seront livrés dans un écrin linogravé et dédicacé. Ça donne envie d’ en prendre plusieurs.

Un autre livre est en préparation, plus gros et plein de pingouins.

Et bien sûr toujours plein de petits cadeaux à découvrir en ligne ou à l’ atelier.

Un chat qui n’avait jamais vu de montgolfière.

Ce matin j’ai croisé un chat qui n’avait jamais vu de montgolfière. Mais je vais vous parler d’autre chose. De promouvoir et préserver le bon, le beau, le bien être. Pas le mieux, pas le  meilleur, pas le parfait. D’ une dose de hasard et de réalité qui sent bon la vérité. D’un moment précis qui écrit son histoire singulière. D’ une tâche, une rayure, une blessure, un mot de trop. On va parler d’imperfections.

L’imperfection c’est le grain de sable qui fait dérailler la machine mais c’est aussi le détail qui fait la différence. Pour ceux qui connaissent mon œuvre, vous savez que c’est exactement ce que je recherche. Je ne fais pas de la mécanique de précision. Je laisse la perfection aux ingénieurs de la Nasa (enfin bon, les ingénieurs et la perfection…) . Moi je sculpte le trivial, je recycle les rebuts, j’imprime une idée du réel. Et ça n’est pas parfait. C’est de cette imperfection que mes créations tirent leur force et parfois leur beauté.

Boussole, linogravure sur papier, impressions multiples. 40x40cm. 150€. Le papillon est un vrai. Vous ne pouvez pas l’acheter.

D’accord c’est artisanal, c’est brut, rugueux , sale parfois. Mais je ne crée pas pour les musées ou pour la postérité. Je crée ici et maintenant pour ceux qui passent, pour être ailleurs. On verra bien ce qu’il en reste. Sans aucun doute beaucoup d’imperfections.

Un petit cadeau de fin d’année ?

Et ne me dites pas que vous ne vous posez pas la question. Pour une fois que je peux concurrencer le tampographe. Après tout on a tous ce genre d’ idées de temps à autre. Non?

Rassurez vous, je ne tamponnerai le cul de personne. Il n’ y a ni encre ni additif. Une impression d’ air sur du Pq . C’est tout. Encore un matériau noble comme je les aime. Pas assez pour vos nobles trous du cul? Mais si, la noblesse peut se trouver partout, faites entrer l’art dans vos chiottes!

Emballage cadeau offert

Les trucs dont j’ ai ras le cul, ne manquent pas. Le concept est assez infini. Et personnalisable. Et vous, vous imprimerez quoi sur votre rouleau ? Ras le cul du ménage ? Ras le cul des voisins, de la tisane, de la gastro ou vous préférez carrément la tête de votre Boss ?

Dans tous les cas c’est 5 € le rouleau. Si vous voulez une palette, on négocie. Partagez l’info, j’ aimerais bien écrire imprimeur de PQ sur ma fiche de paie. En plus de sculpteur de patates.

Et pour ceux qui sont plus classiques, j’ ai quelques nouveaux cadres.

Avis aux amateurs

Ces dernières semaines ont été riches en collaborations. Commandes pour des musiciens, des sportifs, des amateurs de nature.

Voici ma dernière création pour mes amis photographes.

Et vous ? Vous aimez quoi ?

Nos monstres

Ils sont partout. Autour de nous, dans notre entourage proche ou lointain et même en nous. Ils nous hantent, nous effraient, nous attirent parfois aussi. Leur présence modifie nos actes et nos pensées au quotidien. Certains monstres sont capables d’emmerder le monde entier à eux tout seul! Alors on doit pouvoir leur résister, qu’ils soient réels ou fictifs.

Laissez moi vous présenter le mien. Je vous le sert dans un album à déplier rempli de rimes en U. Il est vieux, il est moche, presque glabre , un peu punk des années 80 et il me guette. Je vous laisse interpréter quels sont mes démons.

Verso

Je l’ai écrit pour les enfants mais je vous souhaite à tous une bonne lecture. A défaut d’un éditeur je vous propose une version auto-éditée à 10€ en couleur et 4 € à colorier soi même. J’offre les frais de port. Et si vous n’avez pas de sous, abonnez vous au site, à la chaîne youtube, envoyez moi vos ressentis, vos monstres et partagez l’horrible bestiole.

Bonne lecture!

Vous attendiez une autre fleur?

Mais que voulez vous? L’inspiration est parfois facétieuse. Ce 1er mai 2025 ensoleillé m’a offert de nombreuses images, beaucoup de nuances de vert, et des réflexions qui m’ont conduit à vous offrir ce modeste travail.

A propos de travail, et puisqu’il parait qu’on fête les travailleurs aujourd’hui, parlons en rapidement. Aujourd’hui j’ai vu la nature bosser dur pour nous offrir une palette de verts extraordinaire, un agriculteur faucher un champs parce que non, il y a des travaux qui ne peuvent pas attendre, d’ailleurs je me suis levé tôt pour arroser mes radis, des abeilles s’activer pour construire leur ruche, un chatelain écraser un frelon avec un livre de syndicalisme, un adolescent bosser son théorème de Pythagore alors que ça sert à rien dans la vraie vie pendant qu’un autre avait des choses importantes à faire sur sa switch.

J’ai vu des oiseaux construire leur nid, un copain se battre avec le produit pour nettoyer les chiottes et finir par devoir nettoyer les murs, une petite fille travailler ses abdos pour calmer sa scoliose. J’ai entendu un voisin se bagarrer contre sa pelouse trop haute et sa tondeuse, réticente à se fatiguer si tôt. J’ai vu une mère batailler pour réconcilier des frères et sœurs qui se cherchaient des poux. J’ai vu mille choses aujourd’hui, même un chou qui épluche des radis et j’ai raté la manif. Pour de mauvaises raisons sans doute, mais comme vous le voyez ça ne m’empêche pas de penser aux travailleurs.

Ceux que j’ai vu aujourd’hui avaient l’air heureux. Tant mieux. Moi aussi, si mon travail c’est de dessiner des fleurs, je veux bien le faire jusqu’à 100 ans. Pas forcément des fleurs géantes , rares ou prétentieuses. Non de ces petites fleurs utiles qu’on voit tous les jours, celles qui allègent notre quotidien. C’est donc cette image qui m’est restée.

Allez demain il faut y retourner. Peut-être qu’un jour on finira par réussir à bosser pour le plaisir et à en vivre tous convenablement. Et comme c’était l’été ici, qu’on a cru que c’était les vacances sous un soleil de plomb, je vous laisse sur une citation mexicaine:

« Ils ont essayé de nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines« 

Quoi de neuf Durupt?

Pas de chocolat ni d’oeufs cette année .Il y a trop longtemps que je ne vous ai pas balancé mes états d’âme. Et je suis pas trop catholique.

J’étais occupé voyez-vous. Des commandes. Parfaitement ma petite dame! Des commandes de t-shirts principalement. Y sont pas donnés parce qu’en plus d’être imprimés  par un artiste de renommée ( je vous laisse compléter) , certains sont fabriqués en France ( bien que cela augmente le délai de livraison) .

  Comme une partie d’entre eux doit faire le bonheur de leur propriétaire par surprise, je ne vous les montre pas tout de suite.

L’ état du monde et de mon environnement d’un point de vue assez général étant assez morose ( que personne ne se sente offensé , c’est une impression, un ressenti, mais quand même j’ ai l’impression que les cons se reproduisent plus vite que les lapins) , mon inspiration était un peu en berne. Heureusement que mes mécènes ont de bonnes idées.

En voici une imprimée sur un t-shirt en langue Durupt :

 » Celui qui lutte peut perdre, … »  C’est de Berthold Brecht . Une sorte de Mantra car la fin c’est : « … Celui qui ne lutte pas a déjà perdu »

Je vous laisse avec une autre phrase pas de moi,  en attendant de mettre les vôtres sur un t-shirt pour faire voyager mon art.

 » Où sont donc les foudres de Zeus, où est le soleil flamboyant, si, à la vue de pareils crimes, ils restent sans agir dans l’ombre? »

Sophocle

Allez c’est Pâques quand-même. Si vous cherchez un cadeau pour un grand jogger, il me reste celui là. C’est du XL de qualité supérieure. 35 €.