
C’est la rentrée. Youpi. Il faut y retourner, encore, avec toujours les même rengaines, les mêmes discours et les mêmes débats. A quoi bon? Et bien parlons en du bon plutôt que du beau pour une fois. Ca veut dire quoi être bon? Le meilleur escroc vaut-il mieux que le pire jardinier? Il est bon, Sarkozy, dans son domaine d’expertise, qui n’est pas la littérature, non, non. On peut le dire maintenant. Ce n’est pas de la diffamation, c’est une décision de justice. Et à tous ceux qui discutent encore de son innocence en parlant de kabbale judiciaire, souvenons nous quand même qu’il a été condamné sur la base de preuves malgré une capacité défensive redoutable. 3 fois de suite. Sans sous-estimer ses facultés, probablement remarquables, notre bonhomme est il est bon? A quoi rime cette volonté d’être le meilleur si elle ne cache rien d’autre que de la peur, de la haine et/ou de la vanité. On entend régulièrement que la défiance envers les élites grandit, mais sur quels critères les a-t-on jugés bons? Ils se décernent régulièrement des palmes entre eux mais c’est plus facile de jouer quand on écrit les règles du jeu. Alors forcément quand on ne gagne pas (et qu’on a peu de chances d’y parvenir) on l’a mauvaise. Et on ne les trouve pas si bonnes les fameuses élites.
En français les différents sens du mot bon se confondent et sont pourtant très proches. En anglais le bon/bien se rapproche de la traduction droit/droite . Ben voila, Nico, il est de droite. Donc il a tout bon.
L’autre bon : le « good » anglais et le « gut » allemand est le sens qu’on utilise pour parler aussi de goût. Là je n’ai rien à dire sur aucun président. Mais nous n’avons pas toujours eu forcément bon goût de les élire. Nous n’avons pas vraiment été bon tout court. Parce qu’après tout, n’est ce pas là un idéal simple : être bon. Choisir la bonté. Les démagogues en tout genre parlent si souvent de bon sens. Reste à trouver une direction, la bonne de préférence. Le plus dur sera qu’elle convienne à tout le monde. Les goûts et les couleurs…
Pas facile d’être bon . Mais ça vaut le coût d’essayer de temps en temps. En tout cas d’en faire une réflexion sinon un objectif et un modèle.
Attention je n’ai pas de recette du bon et de la bonté. J’aimerais qu’on dise de moi que je suis bon, que j’ai été bon, mais ce n’est pas à moi d’en décider. Ce qui a été vrai ne l’est peut-être plus aujourd’hui et le bon comme le beau peut varier selon les cultures. Nous sommes tous conditionnés par une éducation au bien et au mal. Si ça se trouve Nico ( rien de personnel, tu n’es pas l’unique crapule visée) dort paisiblement sur ses deux oreilles en pensant vraiment être un bonhomme. Se décentrer fait du bien, aux autres surtout. Bon à rien, tu es le meilleur.

Les temps sont durs mais qui sait ce que nous réserve l’avenir. Allez, pas besoin d’être les meilleurs, soyez bons.
