
Avant de m’embarquer dans des explications alambiquées et des digressions philosophiques, je vous livre mon dernier opus. Un album (pas forcément jeunesse) en deux versions : une avec des hominidés, l’autre avec des pingouins. L’histoire est la même, quelle est votre version préférée?
Maintenant que vous l’avez lu (et apprécié j’espère) , quelle est votre explication de texte? Ce projet qui traîne dans un coin de ma tête depuis des années m’interroge plus depuis qu’il en est sorti…
Qui est le méchant dans cette histoire? Le vilain capitaliste qui va tout saccager pour s’enrichir, oubliant même qu’il fait partie du monde qu’il va détruire? Ou son interlocuteur muet, caricature du baba cool qui n’hésite pourtant pas à abandonner l’autre à son sort, sans même lui adresser la parole, niant ainsi jusqu’à son existence et son humanité.
Pas de dialogue possible entre ces deux personnages? Dans le monde entier la polarité des opinions atteint des tensions importantes. Cette haine de l’autre cache sans doute les faiblesses et les peurs de chacun. Les dégâts produits sont bien réels et une issue pacifiée semble bien compliquée, en atteste le conflit Israëlo-palestinien.

Nous sommes pourtant bien une meute ( oh non, voilà qu’il recommence avec sa meute) , une espèce unique capable du meilleur et bien plus enclins à nous entraider que l’on essaie de nous le faire croire. Je vous recommande la lecture de l’excellent livre de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle sur le sujet:

Histoire d’en finir avec les lapalissades et expressions du « bon sens », du « c’est comme ça » et autres conneries du genre « on a pas le choix » , vous y trouverez des recherches documentées et des expériences nombreuses qui montrent que les requins ne sont pas si nombreux et que le collectif a toutes ses chances….
D’ailleurs si ma meute continue de s’agrandir, ce n’est plus parce que je cherche un dénominateur commun à toute l’humanité. Non, il n’existe sans doute pas de « lune » à laquelle tous les loups pourraient hurler à l’unisson. Chacun est libre de crier et de vibrer pour des raisons différentes, mais il va falloir réussir à le faire tous ensemble sans subir la règle du jeu de quelques-uns. Je vous renvoie à une autre de mes lecture de l’été, un peu floue au début mais passionnante ensuite sur cette notion de jeu, pas si anodine qu’il n’y parait.

Je n’ai pas vraiment de maison d’édition attitrée, alors je compte sur tous ceux qui sont arrivés jusqu’ici pour me donner leur avis sur « Une île ». Avant de le proposer à l’impression, il a certainement besoins de retouches et de perfectionnement, n’hésitez pas à jouer les éditeurs et à me faire part des vôtres, d’impressions. Bonnes lectures.

