Relevez donc la tête chers amis

et venez vous balader au centre de ville de Metz. Je vous attends à la vitrine éphémère pour bavarder, boire un café, écouter de la musique ou juste flâner au milieu de mon troupeau. Ils sont là jusqu’à Samedi. Quand à moi je reviens vendredi. Et si vous vous demandez pourquoi, je vous encourage à lire le texte ci-dessous. Il a plus de cent ans mais résume bien mieux ma pensée que je ne l’aurais fait moi-même.

Relevez donc la tête, chers amis, au moins une fois dans votre vie! Quelque soit l’endroit où vous vous trouverez, vous pourrez apercevoir un arbre ou au moins une bonne partie du ciel. Il n’est pas nécessaire que celui-ci soit tout bleu car, d’une certaine manière, la lumière du soleil est perceptible en toutes circonstances. Habituez-vous à contempler l’azur chaque matin pendant un instant ; vous sentirez tout à coup l’air autour de vous, la fraîcheur légère dont la nature vous fait grâce entre le repos et le travail. Vous aurez alors l’impression que chaque journée possède une physionomie spécifique, un éclat particulier, à l’instar de chaque pignon de maison. Accordez-y un peu d’attention, et vous conserverez en vous jusqu’au soir les restes d’une sensation de plaisir, une petite part de complicité avec la nature. Progressivement l’œil apprend à devenir l’intermédiaire qui nous révèle bien des détails charmants de notre environnement ; il s’habitue tout seul et sans difficulté à observer la nature et les rues, à saisir la drôlerie inépuisable des petites choses de la vie. La seconde moitié du parcours, celle où le regard développe une sensibilité artistique, est aussi la plus courte ; l’essentiel réside dans le commencement, dans le fait d’ouvrir les yeux.

Hermann Hesse, 1899

20 rhinocéros et 4 hérons dans un panda. C’est presque une blague. En tout cas moi ça m’amuse beaucoup.

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